Nous y voilà, l'année 2017 a filé et voici que 2018 nous tend les bras avec 365 jours pour vivre et accomplir nos projets les plus ambitieux. C'est la période des bonnes résolutions et vous êtes certainement nombreux à déjà avoir commencé à réfléchir à la liste de celles que vous voudrez arriver à tenir durant cette année, ou tout du moins jusqu'à la fin janvier, le fait de tenir un mois étant souvent vu comme le cap nécessaire pour prendre une nouvelle habitude (21 jours disait le Dr Matlz, alors qu'une récente étude scientifique a montré qu'il fallait compter en moyenne 66 jours en fonction des personnes et du contexte). Pourtant, certaines études ont montré que ça n'était majoritairement pas le cas plus de 80% des bonnes résolutions étant abandonnées en février.

 


Une saine résolution, mais peut-être pas si constructive que ça. Pourquoi cela ? Car souvent prise pour de mauvaises raisons. Pour tenir une bonne résolution, il faut qu'elle réponde à certains critères. On a tendance à se mettre la pression en voulant arrêter une mauvaise manie ou un comportement mal vu par l'entourage, basant l'effort sur du négatif, subit et pas réellement voulu, ce qui n'aidera pas la motivation sur la durée. Tout choix doit être motivé par des raisons personnelles et non externes (vous arriverez facilement à vous remémorer un choix fait et bien vécu face à un autre subi et certainement moins accepté), ce qui aidera à se motiver. Ainsi la première question à se poser lorsqu'une bonne résolution nous vient en tête est :

Pourquoi ?


Cela peut paraître simpliste, mais se poser la question permettra de prendre du recul sur le sujet. Pour prendre une des résolutions préférées des français : "je veux perdre du poids", la réalisation n'en est pas aussi simple qu'on voudrait l'entendre. Certains mettront en place un régime alimentaire plus cadré, d'autres feront du sport, mais quid de leur réelle motivation ? C'est en général ici que le bat blesse et que le négatif l'emporte. En trouvant des raisons positives de tenir cette résolution (se sentir bien dans sa peau, être en bonne santé, être fier de soi) et en mettant en place une dynamique autour du projet (pourquoi ne pas ajouter un peu de sport à une diète ?), chaque petite résolution tenue viendra alimenter la grande résolution prise !

En suis-je capable ?


Une fois le but établi, et avec la certitude qu'il est positif, il sera déjà plus facile d'être déterminé et de s'y tenir. Ce n'est cependant pas le seul point à prendre en compte. Il faudra aussi jauger l'effort pour ne pas se lancer contre un mur (exemple : "je ne mangerai plus jamais de gras/sucre/chocolat") ou dans un projet trop facile à réaliser (exemple : "je mangerai des légumes au moins une fois par semaine"). Un défi n'est intéressant que s'il est à même d'être réalisé avec un effort valorisant. Ainsi, après le "pourquoi ?", il faudra analyser votre capacité à le réaliser.

Comment ?


Maintenant que vous avez analysé pourquoi vous voulez réaliser la chose et si ce défi est à même de vous motiver, il va falloir s'intéresser au "comment ?". Se lancer tête baissée a quelque chose de motivant, mais avec un peu de préparation il y a moyen de se faciliter la vie. Avoir en tête tout le positif d'une résolution est bon, mais s'intéresser aux points négatifs permet de préparer le terrain pour éviter des situations stressantes. L'idée n'est pas de vous casser le moral en faisant une liste de tout ce qui pourrait vous faire perdre pied, mais d'analyser ce que vous pourriez avoir à braver dans une journée type et préparer votre façon d'agir. On parle souvent en développement personnel de "pensée positive", mais il ne faut pas complètement oblitérer le négatif. L'anticipation est un excellent moyen de développer ses compétences et son estime de soi. Ainsi, au lieu de réagir face à une situation, vous pourrez agir dans votre propre intérêt !

Avec qui ?


Trois points essentiels qui lanceront la machine, suivis par un quatrième qui permettra de l'alimenter : l'entourage. On peut se libérer du regard d'autrui, mais ça n'empêche pas qu'être épaulé et compris aide à se sentir fort dans l'effort. Le regard des autres peut peser, mais la reconnaissance dynamise. Ainsi être bien entouré aidera à traverser un des écueils les plus complexes, l'intelligence émotionnelle. Nous avons tous une façon de réagir face à notre environnement et nos émotions, ce qui entraine des réactions qui sont souvent automatiques lorsque l'on traverse une situation à haute charge émotionnelle. Après des années à se jeter sur du chocolat pour calmer sa frustration, le pilote automatique pourrait se réenclencher et réduire à néant nos bonnes résolutions. C'est ici qu'un entourage bienveillant pourra être un appui de choix. Craquer est humain, ça n'est pas parce qu'une situation vous a ramené dans vos anciennes manies que votre résolution est détruire, c'est juste un impair, un petit détour sur le chemin et avoir une personne bienveillante sur qui compter pourra facilement vous remettre en selle (vous souvenez-vous peut-être d'un parent qui vous a motivé à vous relever après votre première chute à vélo ?).

C'est parti !


Quatre petites questions qui vous assureront d'avoir choisi un but qui est bon pour vous et réalisable. L'ensemble peut d'ailleurs devenir une résolution tant la chose est applicable en toute occasion. Posez-vous des questions, remettez en question, agissez pour votre bien sans vous soucier du regard des autres tout en acceptant qu'ils aient le même droit et surtout, entourez-vous de personnes qui vous font du bien et à qui vous le rendez bien ! Je vous laisse sur une citation de Voltaire qui avait pris une résolution on ne peut plus logique :

 

« J'ai décidé d'être heureux, c'est meilleur pour la santé ! »